Sékou Touré
Très tôt en
Guinée, comme partout ailleurs en Afrique, le mouvement syndical sera un
prolongement des centrales syndicales françaises. Et l'on trouvera ainsi les 3
principales formations syndicales métropolitaines d'après guerre:
_ La Conférence Générale du travail (C.G.T.)
_ La Confédération Française des travailleurs Chrétiens (C.F.T.C)
_ et La Force Ouvrière.
Il s'agissait en tout et pour tout de défendre les droits du métier, mais dans le cadre stricte des structures coloniales. La conscience politique avait peu de part dans cette entreprise et on était encore bien loin des préoccupations fondamentales, d'autant plus que les partis eux mêmes à peine libérés de leurs contradictions se battaient encore et se débattaient sans pouvoir prouver la ligne d'action et d'efficacité.
La protestation des syndicalistes de la Guinée était réelle, et réelle à travers toute l'Afrique occidentale la sympathie dont ils bénéficiaient au cours de cette grève est devenue maintenant fameuse, la plus grande que l'Afrique ait jamais connue. L'initiative, encore une fois, partit de la Guinée. Cette grève commença le 21 septembre et dura jusqu'au 25 novembre 1953 avec les travailleurs du secteur privé. C'est la grève historique communément appelée la grève des "73 jours". Cet évènement laissa des traces profondes par la solidarité qui s'était manifestée alors de part et d'autres. Si la proportion des travailleurs ne dépassait tout de même pas 3% de la population, l'évènement eu une incidence politique considérable " en liant solidairement notre parti aux masses et aux couches laborieuses de la Guinée; car c'étaient les paysans qui collectaient le riz a l'intention des travailleurs grévistes...C'était là une manifestation générale de prise de conscience des populations : Hommes et Femmes tenaient journellement des meetings, des travailleurs en grève étaient pris en pension par les propriétaires des maisons qu'ils louaient. Cette prise de conscience secoua le fondement même de la colonisation en Guinée; au point que les journaux les plus avertis de l'époque prophétisèrent que l'indépendance de l'Afrique partirait de la Guinée.
En 1947 le Parti Démocratique de Guinée, naissant, la formation de Sékou Touré, apportera un appui matériel et moral à la grève des cheminots. Cette grève s'étend bientôt à l'ensemble des chemins de fer de l'A.O.F. Sékou Touré, secrétaire générale de la C.G.T, peut se targuer du plus fort pourcentage de gréviste sur le réseau Conakry-Niger et il obtient l'arrêt complet de toutes les activités de la voie ferrée. Ce très long conflit, qui dure 4 mois, a été brillamment évoqué par le romancier et cinéaste Sénégalais Sembene Ousmane dans son livre "Les Bouts de bois de Dieu". Les cheminots connaissent des moments très douloureux: pour vivre doivent vendre tous leurs biens --Mobiliers, bijoux, etc. Finalement, La direction générale des Chamsins de fer cède et les cheminots obtiennent gain de cause. C'est un triomphe personnel pour Sékou Touré, dont la renommée dépasse désormais les frontières de sa Guinée natale.
Cette renommée ne l'empêche pas de tâter de la prison politique entre le 11 et le 14 juin 1950. Mais son arrestation, à la suite d'une grève pour l'augmentation du SMIG, provoque une telle émotion populaire que le gouverneur du territoire, Roland Pré, renonce vite à lui faire accomplir sa peine. Le fonctionnaire Sékou Touré est cependant mis à la disposition du gouverneur du Niger, c'est à dire exilé loin de Conakry. Il refuse de rejoindre son poste et démissionne de l'administration. Le 25 janvier 1951 il sera alors définitivement révoqué de l'administration coloniale, par l'arrêté du nouveau gouverneur de la Guinée, Paul-Henry Sirex.
_ La Conférence Générale du travail (C.G.T.)
_ La Confédération Française des travailleurs Chrétiens (C.F.T.C)
_ et La Force Ouvrière.
Il s'agissait en tout et pour tout de défendre les droits du métier, mais dans le cadre stricte des structures coloniales. La conscience politique avait peu de part dans cette entreprise et on était encore bien loin des préoccupations fondamentales, d'autant plus que les partis eux mêmes à peine libérés de leurs contradictions se battaient encore et se débattaient sans pouvoir prouver la ligne d'action et d'efficacité.
La protestation des syndicalistes de la Guinée était réelle, et réelle à travers toute l'Afrique occidentale la sympathie dont ils bénéficiaient au cours de cette grève est devenue maintenant fameuse, la plus grande que l'Afrique ait jamais connue. L'initiative, encore une fois, partit de la Guinée. Cette grève commença le 21 septembre et dura jusqu'au 25 novembre 1953 avec les travailleurs du secteur privé. C'est la grève historique communément appelée la grève des "73 jours". Cet évènement laissa des traces profondes par la solidarité qui s'était manifestée alors de part et d'autres. Si la proportion des travailleurs ne dépassait tout de même pas 3% de la population, l'évènement eu une incidence politique considérable " en liant solidairement notre parti aux masses et aux couches laborieuses de la Guinée; car c'étaient les paysans qui collectaient le riz a l'intention des travailleurs grévistes...C'était là une manifestation générale de prise de conscience des populations : Hommes et Femmes tenaient journellement des meetings, des travailleurs en grève étaient pris en pension par les propriétaires des maisons qu'ils louaient. Cette prise de conscience secoua le fondement même de la colonisation en Guinée; au point que les journaux les plus avertis de l'époque prophétisèrent que l'indépendance de l'Afrique partirait de la Guinée.
En 1947 le Parti Démocratique de Guinée, naissant, la formation de Sékou Touré, apportera un appui matériel et moral à la grève des cheminots. Cette grève s'étend bientôt à l'ensemble des chemins de fer de l'A.O.F. Sékou Touré, secrétaire générale de la C.G.T, peut se targuer du plus fort pourcentage de gréviste sur le réseau Conakry-Niger et il obtient l'arrêt complet de toutes les activités de la voie ferrée. Ce très long conflit, qui dure 4 mois, a été brillamment évoqué par le romancier et cinéaste Sénégalais Sembene Ousmane dans son livre "Les Bouts de bois de Dieu". Les cheminots connaissent des moments très douloureux: pour vivre doivent vendre tous leurs biens --Mobiliers, bijoux, etc. Finalement, La direction générale des Chamsins de fer cède et les cheminots obtiennent gain de cause. C'est un triomphe personnel pour Sékou Touré, dont la renommée dépasse désormais les frontières de sa Guinée natale.
Cette renommée ne l'empêche pas de tâter de la prison politique entre le 11 et le 14 juin 1950. Mais son arrestation, à la suite d'une grève pour l'augmentation du SMIG, provoque une telle émotion populaire que le gouverneur du territoire, Roland Pré, renonce vite à lui faire accomplir sa peine. Le fonctionnaire Sékou Touré est cependant mis à la disposition du gouverneur du Niger, c'est à dire exilé loin de Conakry. Il refuse de rejoindre son poste et démissionne de l'administration. Le 25 janvier 1951 il sera alors définitivement révoqué de l'administration coloniale, par l'arrêté du nouveau gouverneur de la Guinée, Paul-Henry Sirex.
Son accession fondée sur des qualités de meneur d'hommes, grand stratège, négociateur et organisateur. Il fut capturé en 1898 et déporté au Gabon où il mourut en 1900.
Bakary Touré épousa neuf femmes qui eurent au total 10 filles et trois garçons dont le père de Sékou Touré, Alpha Touré, né en 1886.Apres de brillantes études coraniques Alpha Touré embrassa le métier paternel et ouvrit une boucherie à Faranah. De ses 5 épouses, 3 lui firent 7 enfants dont 3 garçons (Amara, Sékou et Ismaël) et 4 filles (Bronken, Aramata, Nounkoumba et Fadima). Il avait cependant une affection particulière pour Bintou Savané, mère de son demi-frère, Ismaël Touré. Aminata Fadiga, deuxième épouse d'Alpha Touré et mère de Sékou Touré, naquit de Bagbè Ramata Touré, fille directe d'Almamy Samory Touré.
Ahmed Sékou Touré naquit le
9 février 1922 à Sidakoro près de Bendou à Faranah. Des parents commerçants et
paysans pauvres, c'est avec abnégation que son père Alpha Touré et sa mère
Aminata Fadiga, se donneront à leur travail pour nourrir leur nombreuse
famille.
Sékou Touré fit ses études coraniques à Faranah. Fréquenta l'école primaire de cette localité puis l'école nationale de Kissidougou de 1929 à 1936.
Contrairement a ce qui a été dit Sékou était un élève brillant, esprit curieux et entreprenant Sékou s'intéressait à tout et il lisait tout. Un jour, une de ses copines qui n'était pas contente de voir Sékou tout le temps plongé dans ses livres lui demanda pourquoi il passait tout son temps à lire, et à Sékou de riposter en disant "pour te libérer un jour".
Dans son excellent ouvrage, le professeur Keïta Sidiki Kobélé (ouvrage intitulé <L'HOMME ET SON COMBAT ANTI-COLONIAL (1922 - 1958) >) écrit :<< Un soir, dès la reprise de classe, les élèves devaient réciter, à tour de rôle, l'histoire de Samory, arrivé le tour de Sékou il refuse de le faire. Notre maitre Mr Fodé Bokar Maréga lui demande la raison de son refus. Il répond en ces termes: " L'histoire qu'on nous enseigne sur l'Afrique parait invraisemblable. S'agissant de Napoléon, on nous dit qu'il était un héros intelligent et un grand stratège. Qu'en un tour de bras il a conquis l'Europe. S'agissant de Samory, vous nous apprenez qu'il était ignorant et sanguinaire. Mais où peut-on trouver la vérité? Si Bonaparte est un héros, Samory l'est aussi; si Samory est traité de sanguinaire, Bonaparte l'est davantage". Cette réponse lui coûtera la suppression de son nom sur la liste des admis à l'école primaire supérieur (E.P.S) à l'issu de l'examen de fin de cycle. >>
Sékou arrive à Conakry le 7 septembre 1936. Au moment où éclatait la seconde guerre mondiale le 3 septembre 1939, Sékou avait 17 ans. A Conakry, entre 1939 et 1940 Sékou passa d'un métier à l'autre pour subvenir à ses besoins. Il travailla de 1940 à 1941 comme commis aux écritures à la compagnie du Niger français, maison de traite qu'il abandonna en 1941 pour les P.T.T., à la faveur d'un succès au concours d'accès au cadre des postes et télécommunications. Son travail consistait à enregistrer les lettres recommandées.
Dans sa quête de connaissance, Sékou Touré s'était même inscrit en 1943 parmi les premiers candidats dans un cercle d'étude catholique à Conakry où il aurait suivi assidûment, sans intention de se baptiser, << une formation aux jeunes guinéens de la ville>>
Octobre 1946 congrès constitutif du R.D.A (Rassemblement Démocratique Africain)
Mai 1947 Naissance du P.D.G( Parti Démocratique de Guinée) section guinéenne du R.D.A
Son épouse Mme Touré née André Kourouma nous parle de son mari en ces termes:( selon Pr Kobélé)
<J'ai connu mon mari chez mon oncle Seinkou Kaka qui était également un responsable du P.D.G.-R.D.A. C'est au cours de vacance scolaire de 1952, alors que je finissais le cycle de collège, qui s'arrêtait au niveau du Brevet Elémentaire, Sékou Touré se présenta à mes parents lesquels résidaient à l'époque à Kankan
pour demander ma main en mariage. Les procédures ont été ce que recommande la tradition, c'est à dire la représentation des 10 noix de colas par la famille du prétendant.
Dés qu'il obtint l'accord du comité directeur du P.D.G. auquel il cru politiquement nécessaire de soumettre le problème et de sa tante Yimini Saran Touré, une femme exigeante au ton imposant, Sékou Touré épousa, le 18 juin 1953, la fille de son choix " afin d'éviter une surprise obligeante de la part de mes parents", écrit-il à Madéira Keïta. Les cérémonies civiles se déroulèrent à Kankan avec faste. Le vin d'honneur a été animé par l'orchestre du médecin africain Kanfori Sanoussi, <La Douce Parisette>.
Dans sa vie conjugale, non seulement André embrassa sa religion musulmane par amour pour son mari, mais elle se montra aussi et surtout <une compagne,... également l'épouse accomplie qui sait recevoir et dont chacun apprécie le charme.>
Mois d'août de la même année il fut nommé conseiller territorial de Beyla. De septembre à novembre il dirige pendant trois mois la grève des cheminots de toute l'Afrique de l'Ouest.
Sékou Touré fit ses études coraniques à Faranah. Fréquenta l'école primaire de cette localité puis l'école nationale de Kissidougou de 1929 à 1936.
Contrairement a ce qui a été dit Sékou était un élève brillant, esprit curieux et entreprenant Sékou s'intéressait à tout et il lisait tout. Un jour, une de ses copines qui n'était pas contente de voir Sékou tout le temps plongé dans ses livres lui demanda pourquoi il passait tout son temps à lire, et à Sékou de riposter en disant "pour te libérer un jour".
Dans son excellent ouvrage, le professeur Keïta Sidiki Kobélé (ouvrage intitulé <L'HOMME ET SON COMBAT ANTI-COLONIAL (1922 - 1958) >) écrit :<< Un soir, dès la reprise de classe, les élèves devaient réciter, à tour de rôle, l'histoire de Samory, arrivé le tour de Sékou il refuse de le faire. Notre maitre Mr Fodé Bokar Maréga lui demande la raison de son refus. Il répond en ces termes: " L'histoire qu'on nous enseigne sur l'Afrique parait invraisemblable. S'agissant de Napoléon, on nous dit qu'il était un héros intelligent et un grand stratège. Qu'en un tour de bras il a conquis l'Europe. S'agissant de Samory, vous nous apprenez qu'il était ignorant et sanguinaire. Mais où peut-on trouver la vérité? Si Bonaparte est un héros, Samory l'est aussi; si Samory est traité de sanguinaire, Bonaparte l'est davantage". Cette réponse lui coûtera la suppression de son nom sur la liste des admis à l'école primaire supérieur (E.P.S) à l'issu de l'examen de fin de cycle. >>
Sékou arrive à Conakry le 7 septembre 1936. Au moment où éclatait la seconde guerre mondiale le 3 septembre 1939, Sékou avait 17 ans. A Conakry, entre 1939 et 1940 Sékou passa d'un métier à l'autre pour subvenir à ses besoins. Il travailla de 1940 à 1941 comme commis aux écritures à la compagnie du Niger français, maison de traite qu'il abandonna en 1941 pour les P.T.T., à la faveur d'un succès au concours d'accès au cadre des postes et télécommunications. Son travail consistait à enregistrer les lettres recommandées.
Dans sa quête de connaissance, Sékou Touré s'était même inscrit en 1943 parmi les premiers candidats dans un cercle d'étude catholique à Conakry où il aurait suivi assidûment, sans intention de se baptiser, << une formation aux jeunes guinéens de la ville>>
Octobre 1946 congrès constitutif du R.D.A (Rassemblement Démocratique Africain)
Mai 1947 Naissance du P.D.G( Parti Démocratique de Guinée) section guinéenne du R.D.A
Son épouse Mme Touré née André Kourouma nous parle de son mari en ces termes:( selon Pr Kobélé)
<J'ai connu mon mari chez mon oncle Seinkou Kaka qui était également un responsable du P.D.G.-R.D.A. C'est au cours de vacance scolaire de 1952, alors que je finissais le cycle de collège, qui s'arrêtait au niveau du Brevet Elémentaire, Sékou Touré se présenta à mes parents lesquels résidaient à l'époque à Kankan
pour demander ma main en mariage. Les procédures ont été ce que recommande la tradition, c'est à dire la représentation des 10 noix de colas par la famille du prétendant.
Dés qu'il obtint l'accord du comité directeur du P.D.G. auquel il cru politiquement nécessaire de soumettre le problème et de sa tante Yimini Saran Touré, une femme exigeante au ton imposant, Sékou Touré épousa, le 18 juin 1953, la fille de son choix " afin d'éviter une surprise obligeante de la part de mes parents", écrit-il à Madéira Keïta. Les cérémonies civiles se déroulèrent à Kankan avec faste. Le vin d'honneur a été animé par l'orchestre du médecin africain Kanfori Sanoussi, <La Douce Parisette>.
Dans sa vie conjugale, non seulement André embrassa sa religion musulmane par amour pour son mari, mais elle se montra aussi et surtout <une compagne,... également l'épouse accomplie qui sait recevoir et dont chacun apprécie le charme.>
Mois d'août de la même année il fut nommé conseiller territorial de Beyla. De septembre à novembre il dirige pendant trois mois la grève des cheminots de toute l'Afrique de l'Ouest.
Janvier 1956 élu député de
la Guinée au parlement français.
Juin 1956 Loi-cadre ou loi Defferre
Mars 1957 proclamation de l'indépendance du Ghana
Septembre 1957 IIIème congrès du R.D.A à Bamako
Juin 1956 Loi-cadre ou loi Defferre
Mars 1957 proclamation de l'indépendance du Ghana
Septembre 1957 IIIème congrès du R.D.A à Bamako
Août 1958 Voyage du Général De
Gaulle à Conakry
Arrivée
de Gaulle à Conakry
Septembre 1958 La Guinée vote non au référendum du Général De Gaulle
2 Octobre 1958 Proclamation de la première République
Octobre 1958 L'Union Soviétique connait le nouveau gouvernement, la République Populaire de Chine en fait de même ainsi que Les Etats-Unis et Le Royaume Uni.
Le 23 novembre 1958 à Accra capitale du Ghana, Sékou Touré et N'Nkrumah signent au nom de leurs peuples une déclaration conjointe en vu de l'établissement de l'union des Etat d'Afrique.
Le 12 décembre La Guinée devient le 10 ème pays africain à l'O.N.U et le 82ème membre de l'organisation mondiale, seule la France s'était abstenue
Janvier 1959 Le Gouvernement Français reconnait le gouvernement de Conakry
Juillet de la même année les présidents Tubman du Libéria, Sékou Touré de Guinée et N'Nkrumah du Ghana signent une déclaration pour établir de la communauté des Etats Africains
1er Mars 1960 Création du Franc Guinéen
Avril 1960 Seconde conférence de solidarité Afro-asiatique à Conakry.
1963 Sékou participe à la réunion constitutive de l'O.U.A (Organisation de l'Unité Africaine).
2 Octobre 1958 Proclamation de la première République
Octobre 1958 L'Union Soviétique connait le nouveau gouvernement, la République Populaire de Chine en fait de même ainsi que Les Etats-Unis et Le Royaume Uni.
Le 23 novembre 1958 à Accra capitale du Ghana, Sékou Touré et N'Nkrumah signent au nom de leurs peuples une déclaration conjointe en vu de l'établissement de l'union des Etat d'Afrique.
Le 12 décembre La Guinée devient le 10 ème pays africain à l'O.N.U et le 82ème membre de l'organisation mondiale, seule la France s'était abstenue
Janvier 1959 Le Gouvernement Français reconnait le gouvernement de Conakry
Juillet de la même année les présidents Tubman du Libéria, Sékou Touré de Guinée et N'Nkrumah du Ghana signent une déclaration pour établir de la communauté des Etats Africains
1er Mars 1960 Création du Franc Guinéen
Avril 1960 Seconde conférence de solidarité Afro-asiatique à Conakry.
1963 Sékou participe à la réunion constitutive de l'O.U.A (Organisation de l'Unité Africaine).
Addis-Abeba 1963
25 Mai 1963 Création de L'O.U.A
Novembre 1964 Loi-cadre Baptisé Loi cadre qui supprime le commerce privé en Guinée
Octobre 1965 Complot (dit Petit Touré) et rupture des relations Franco-Guinéennes
Février 1966 NKwame N'Nkrumah perd le pouvoir au Ghana, le gouvernement de Guinée condamne le coup d'Etat militaire qui renverse le président. N’Nkrumah et les puissances occidentales qui se déclarent satisfaites dans son discours, Sékou Touré lance un appel aux peuples africains pour qu'ils serrent leurs rangs face aux machinations impérialistes.
Mars 1968 Fin du VII ème congrès du P.D.G le président Sékou Touré réaffirme que son gouvernement suivra une ligne progressiste par accord du congrès, le bureau politique national BPN devient l'organisme responsable suprême dans la conduite de la nation et y sont élus: Sékou Touré, Saïfoulaye Diallo et Béavogui
Sékou Touré et Saïfoulaye Diallo
Naissance de l'organisation des Etats riverains du fleuve Sénégal (Mali, Guinée, Mauritanie et Sénégal) à Labé -OERS- et en novembre de la même année coup d'Etat militaire au Mali, Modibo Keïta est déposé par Moussa Traoré.
Mars 1969 Complot dit des officiers en Guinée: arrestation de Fodéba Keïta et Kama Diaby
22 novembre 1970 Débarquement à Conakry des militaires portugais et quelques exilés guinéens, plus de 350 personnes furent tuées. Sékou Touré accuse la France, l'Allemagne, le Sénégal et la Côte d'ivoire sont violemment attaqués. Parmi les guinéens, sont arrêtés 16 ministres, des ambassadeurs et la majorité des officiers supérieurs et 92 condamnations à mort et 8 personnes dont l'ancien Président D.S.G Ibrahima Barry dit Barry 3.
"Dieu a sauvé la révolution et défendu par le
peuple"
1972 Mort de NKwame Nkrumah
1973 Amiral Cabral est assassiné à Conakry
1975 Reprise des relations diplomatiques avec la France.
Mars 1975 Confirmation de l'offensive diplomatique et de la volonté. Coopération et sommet de Monrovia.
Juillet 1976 Complots << Affaire Diallo Telli>>
1977 Révolte de femmes
Mars 1978 Confirmation de l'offensive diplomatique et réconciliation de la Guinée du Sénégal et la Côte d'Ivoire.
Décembre 1978 Voyage de Valéry Giscard D'Estaing en Guinée. Il demeure le premier Chef d'Etat depuis le non de la Guinée.
1979 Jimmy Carter reçoit à Washington en visite de travail Sékou Touré
Novembre 1979 Voyage de Sékou Touré au Sénégal.
Septembre 1982 Voyage de Sékou Touré en France
1983 Tremblement de terre en Guinée.
Mars 1984 Mort de Sékou Touré a Cleveland (U.S.A)
Le 3 avril 1984 à l'aube, Radio Conakry: "Peuple de Guinée, c'est dans une grande ferveur que tu viens de conduire à sa dernière demeure l'un de tes fils les plus prestigieux auquel l'Afrique et le monde ont tenu à rendre un hommage mérité.
L'œuvre immortelle d’Ahmed Sékou Touré aura été de mener notre pays à l'indépendance nationale et de faire rayonner sur le plan africain et international tes nobles idéaux et tes aspirations.
Cependant, si sur le plan extérieur son œuvre a été couronnée de succès, il n'en est pas de même sur le plan intérieur, où sous l'influence de ses compagnons de lutte malhonnêtes et sous la pression féodale de sa famille, tes espoirs de voir se créer une société plus juste et plus équitable se sont envolés, très tôt balayés par une dictature sanglante et impitoyable qui a broyé ta lumineuse espérance.
Aujourd'hui, alors que tu n'as pas même pas séché tes larmes, une âpre lutte pour sa succession s'est engagée parmi ses compagnons avides de pouvoir et coupables de la corruption généralisée du gouvernement et de ses institutions.
Ton armée nationale qui t'est demeurée fidèle et qui a toujours partagé ton sort dans la discipline et dans l'abnégation pendant ces 26 années d'un pèlerinage douloureux, a donc décidé de prendre en charge, l'administration du pays afin de créer les bases d'une démocratie véritable évitant à l'avenir toute dictature personnelle".
Ainsi était annoncé l'avènement du Comité Militaire de Redressement National (C.M.R.N) et celle d'une nouvelle ère pour la République de Guinée.
Le Comité Militaire de Redressement National (C.M.R.N) est sous la direction du Colonel LANSANA CONTE.
LA LUTTE POUR L'INDEPENDANCE
Lors des élections du P.D.G. en 1951, à la surprise générale, le parti présente Sékou Touré et non Madeira Keïta, alors son secrétaire général. Sékou Touré, qui a sillonné le pays en menant une campagne de propagande, a réussi à se faire plébisciter et à mener le parti devant le fait accompli. La caution pour faire acte de candidature s'élève a 5000 francs CFA (10000 Francs métropolitain de l'époque), une somme que naturellement que Sékou Touré ne possède pas. Plus tard il aimerait volontiers rappeler que ce sont les dockers du port de Conakry qui ont cotisé pour lui offrir cette caution.
Il n'en demeure pas moins qu'en 1951, Sékou Touré est largement battu aux élections législatives par Yacine Diallo et Mamba Sano, mieux préparés et plus puissant. Mamba Sano avait quitté le R.D.A depuis 1948 parce que, nous a-t-il confié peu avant sa mort, " J'avais compris que le mouvement était noyauté par les communistes".
Visait-il ainsi, parmi d'autres, Sékou Touré? En fait, il ne suffit pas a se dernier d'être l'homme des communistes pour émerger. Et il a su saisir l'opportunité que lui offre précisément le départ de Mamba Sano du R.D.A pour élargir son assise en s'imposant comme l'homme de la situation auprès d'Houphouët-Boigny. La section guinéenne du R.D.A bénéficiera ainsi, à partir de 1952, d'une aide financière constante du Parti Démocratique de Côte d'Ivoire (P.D.C.I), la section ivoirienne du R.D.A.
Vers la fin de la première moitié des années cinquante, le parti de Sékou Touré est le seul en Guinée à avoir une structure solide. Dès le départ, verticale, cette structure embrasse toute l'étendue géographique: Le quartier, le village, la circonscription administrative, le territoire. Ainsi le P.D.G, depuis l'origine est conçu à l'instar des partis communistes, sur le principe de centralisme démocratique. Le comité directeur, devenu bureau politique transmet aux élections et aux sous-sections ses mots d'ordre. Grâce a cette organisation et surtout à partir de l'élection de Sékou Touré, à Beyla en 1953 qui montre que le P.D.G n'est plus condamné à rester un parti paria, le succès de la formation nationaliste ira grandissant.
Interrogé par Léopold Sédar Senghor sur les conséquences qu'aurait une réponse négative d'un territoire africain au référendum sur la constitution, le Général De Gaulle a répondu devant le comité consultatif constitutionnel: " Hé bien ce territoire aura fait cession, il sera alors considéré comme étranger, et la France saura tirer toutes les conséquences de ce choix". A Dakar, dans le studio qu'il occupe aux premiers étages de l'hôtel du grand conseil, Sékou Touré est informé de cette petite Phrase du Général.
Mon amour propre pour la dignité de l’Afrique, écrit-il, a été choqué. On nous dit que nous pouvons prendre l'indépendance mais que ce sera avec toutes ses conséquences. Hé bien je réponds, moi, que c’est conséquences ne sont pas seulement africaines. Elles peuvent être aussi françaises. Si le texte constitutionnel ne comporte pas le droit à l'auto détermination et à l'indépendance, même si tout le territoire était d'accord pour l'adopter, la Guinée rejettera le projet.
Le 25 août 1958 vers 16h venant d'Abidjan le Général De Gaulle arrive à Conakry. L'accueil fut chaleureux et triomphal car le P.D.G a su mobilisé l'ensemble du peuple de Guinée. (Jacques Foccart reconnaît) En ce qui concerne l'accueil populaire a été typiquement africain, impressionnant d'ailleurs parce que l'on sentait un parti politique très organisé.
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| Andre Toure et Fara Farkas, deux femmes fideles à leurs epoux |
Sékou Touré et le Général De Gaulle à Conakry en 1958
Le Pr Keïta dans son ouvrage
" L'homme et son combattant-colonial", nous rapporte:
<<Le leader guinéen n'a pas pourtant pris De Gaulle au piège. A Abidjan, dernière étape avant Conakry, un émissaire de Sékou Touré a remis à Jacques Foccart le texte du discours. Celui-ci l'ayant jugé un peu rude l'a confié à Bernart Cornut-Gentille, ministre des Etats associés. Ce dernier ne l'a toute fois pas transmis à De Gaulle qui, dans l'avion, dormait>>; au réveil, celui-ci négligea de prendre connaissance du contenu j et des passages soulignés par le gouverneur Mauberna. Installé au palais du gouverneur à Conakry après la réception populaire, il consacra ses heures de repos à des entretiens particuliers et ne cru pas nécessaire de jeter un coup d'œil sur le discours. Et quand Sékou Touré confirma à Mauberna et Messmer que durant sa visite de courtoisie, le Général De Gaulle n'avait fait aucune allusion au texte qu'il tenait enroulé dans la main gauche, les 2 hauts fonctionnaires ne cachèrent pas leur surprise désabusée d'autant plus que le principe n'ayant pas été retenu dans le projet de constitution, le leader guinéen n'avait pas tenu compte, dans son discours, du fait que le Général De Gaulle avait reconnu le droit à l'indépendance le 24 août à Brazzaville.
<<Le leader guinéen n'a pas pourtant pris De Gaulle au piège. A Abidjan, dernière étape avant Conakry, un émissaire de Sékou Touré a remis à Jacques Foccart le texte du discours. Celui-ci l'ayant jugé un peu rude l'a confié à Bernart Cornut-Gentille, ministre des Etats associés. Ce dernier ne l'a toute fois pas transmis à De Gaulle qui, dans l'avion, dormait>>; au réveil, celui-ci négligea de prendre connaissance du contenu j et des passages soulignés par le gouverneur Mauberna. Installé au palais du gouverneur à Conakry après la réception populaire, il consacra ses heures de repos à des entretiens particuliers et ne cru pas nécessaire de jeter un coup d'œil sur le discours. Et quand Sékou Touré confirma à Mauberna et Messmer que durant sa visite de courtoisie, le Général De Gaulle n'avait fait aucune allusion au texte qu'il tenait enroulé dans la main gauche, les 2 hauts fonctionnaires ne cachèrent pas leur surprise désabusée d'autant plus que le principe n'ayant pas été retenu dans le projet de constitution, le leader guinéen n'avait pas tenu compte, dans son discours, du fait que le Général De Gaulle avait reconnu le droit à l'indépendance le 24 août à Brazzaville.
Contrairement à ce qui a été dit, Sékou et
Saïfoulaye sont les vrais auteurs du fameux discours
Sékou Touré, Fier, tout de blanc vêtu et dont le discours était entrecoupé par des applaudissements frénétiques des militants du PDG (Parti Démocratique de Guinée), déclara, de façon péremptoire, entre autre:
" Nous préférons la pauvreté dans la liberté à l'opulence dans l'esclavage. Nous ne renoncerons pas et nous ne renoncerons jamais à notre droit légitime à l'indépendance". Il précisa des domaines communs << qui devront être exercé au niveau de la communauté>>, à savoir
<< Défense
Relation diplomatique
Monnaie
Enseignement supérieur>>
Tous les autres domaines devraient revenir à chaque Etat membre.
Le Général De Gaulle en vareuse d'officier général, désarçonné et bouleversé, dans une improvisation hasardeuse répondit vertement par le chantage:
<< L'indépendance est à la disposition de la Guinée; elle peut la prendre le 28 septembre en disant "NON". La métropole n'y fera pas d'obstacle. Elle en tirera, bien sûr, des conséquences>>.
C'est ainsi que la Guinée opta pour la voix de la liberté en votant "NON" par 1130291 voix contre 569599 pour le OUI le 28 septembre 1952. La République fut proclamée le 2 Octobre 1958.
Ce jour là, un géant naquit.
L'honneur de l'Afrique était sauvé et personne ne resta indifférent.
Sékou, lors de son premier discours à l'ONU à New-York a
déclaré:
"La forme du continent Africain représente un point d'interrogation. Puisse notre message et celui de tous les honnêtes gens de la terre,
"La forme du continent Africain représente un point d'interrogation. Puisse notre message et celui de tous les honnêtes gens de la terre,
Aider à trouver la réponse juste à cette interrogation que
vous adresse l'Afrique sur son destin."
<<25 ans de lutte héroïque, et le P.D.G n'en finit pas de lutter, et le P.D.G., exigeant et intransigeant n'en finit pas de porter la lutte des classes à un niveau excluant toute compromission, confondue qu'elle est aujourd'hui, avec la lutte anti-impérialiste la plus conséquente.
25 ans de combat courageux, à savoir: 10 ans de lutte d'opposition au régime colonial et 15 de responsabilité étatique qui ont permis aux militants du P.D.G de savoir combien est difficile, mais aussi nécessaire la lutte contre les séquelles du colonialisme.
Cette lutte nous a démontré combien profonde était les racines de ces séquelles et combien leur liquidation, c'est à dire, la décolonisation des mentalités, conditionne toute vraie résistance à la recolonisation. >>
Président Ahmed Sékou Touré
Quelques citations énoncées par le Camarade Ahmed Sékou Touré
"Le sens que je donne à ma vie est net: Je vis pour rendre mon pays et le monde libres de toute exploitation. Je vis pour servir une cause juste, celle des hommes et non celle de l'argent. Ma situation administrative ne peut être un frein à mon action - car elle est pour moi l'accessoire, un simple moyen de lutte et non une fin en soi. Je préfère être un manœuvre à 80 francs par jour que d'être un chef de service touchant des milliers de francs par mois avec la condition de rester indifférent à la condition du peuple".
Mme Hadja Andrée Touré nous rapporte:
"D'abord, je crois que son premier combat, c'était la réhabilitation de l'Afrique. Son rêve était que l'Afrique soit libérée de la domination étrangère. C'est pourquoi quand, en 1958, le choix s'est posé, à travers le référendum ou la France demandait aux pays africains d'adhérer à la communauté Franco-africaine, alors qu'il avait été désigné pour rencontrer le Général De Gaulle, il posait le problème de la communauté en terme de porte ouverte sur l'indépendance. Ce qui n'a pas été accepté. Pour De Gaulle, c'était plus tôt << Vous venez à la communauté ou vous prenez l'indépendance avec ses conséquences>>. Le président Sékou Touré avait alors dit: << On ne peut pas dire que l'opportunité a été donnée à l'Afrique d'aller à l'indépendance et qu'elle a été rejetée par tous les pays Africains>>. Donc, il a choisi la voie de l'indépendance, qui était certainement très difficile, mais il fallait qu'il le fasse, parce que c'était sa conviction (...). Ce vote qui a été très mal perçu par les puissances coloniales, parce que d'abord c'était une brèche ouverte par laquelle tous les pays Africains se sont engouffrés. Ce qui montre que le peuple souhaitait l'indépendance. Aucun peuple n'aime la domination. Et en ce qui concerne le peuple Guinéen, il percevait la colonisation comme l'esclavage. Le Guinéen pense que quand on meure esclave, dans l'Au-delà, on est encore esclave. Le peuple a donc adhéré aux idées du leader Guinéen. Et tout au long de sa vie, Sékou Touré s'est battu pour la libération de tous les pays Africains."
Le Pr Sidiki Kobélé Keïta renchérit:
" La Guinée doit donc son indépendance particulièrement au P.D.G en tant qu'expression organisée de ses plus profondes aspirations et à Sékou Touré, en tant que leader."







un grand homme pour l'afrique et le monde
RépondreSupprimermerci a tous
RépondreSupprimerjovial mon grand
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