Les Chroniques de Moama Mahamady : les
formateurs sont mal formés !!!
Depuis un
certain temps, nous assistons à une forme étrange d’insertion de nouveaux enseignants
dans le système éducatif universitaire guinéen. Cela date de plus d’une dizaine
d’années maintenant mais la pratique gagne du terrain chaque jour. Les enseignants-homologués,
comme on aime le dire souvent sont les maitres des lieux. Ces enseignants
(faveur et parenté) ont remplis nos universités et nos instituts d’enseignements
supérieurs, ce qui entrave aujourd’hui la qualité de l’enseignement fourni. Du coup,
tout le pays est confronté à une médiocrité du niveau d’étude. Car le niveau
baisse considérablement chaque année. Pour la plus part, ce sont des licenciés
d’université, on les met ainsi à enseigner encore la même LICENCE. Quelqu’un
comme moi, qui a du mal formuler une phrase simple ou à analyser logiquement
une donnée particulière, qu’on met face des étudiants qui ont aussi les mêmes
soucis d’interprétation que les enseignants eux-mêmes. Alors comment
voulons-nous que le développement sonne à notre porte si les formateurs sont
mal formés, et que personne n’en parle ?
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Il faut faire
table-rage de toute cette catégorie d’enseignants.
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Il faut nettoyer
les universités et les instituts de cette médiocre salissure.
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Il faut que l’Etat
instaure le BIG-Business dans le secteur, en y injectant de grands fonds de
roulement permettant une numérisation des données et une sur-formation du
personnel (des docteurs uniquement).
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Absorber les
fausses universités et bâtir un système universitaire unique et régionalement
institué.
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Construire (étendre)
au moins 6 grandes universités d’une capacité de 30.000 à 50.000 étudiants
chacune.
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Supprimer la spécialisation
des universités en centralisant toutes les facultés dans chaque université.
Ainsi, j’ai la
profonde conviction que la Guinée deviendra le Harward du nouveau monde. Ne pensons
aux moyens financiers car nous l’avons déjà : la volonté. Ce qui nous manque
c’est la détermination.
