Les Chroniques de
Moama Mahamady : Vos brouhahas nous tympanisent
Un très haut fonctionnaire de l'administration
dite déconcentrée et décentralisée avait dit en un jour franc qu'il n'y avait
pas de journalistes en guinée. Je commence à être d’accord avec lui et je pourrais
bien être d'accord avec lui malgré ses incommodités et ses maladresses en matière
de discours. Parce que la plus part des journalistes de maintenant, sont des
animateurs qui parfois ont du mal à différencier l'imparfait et le plus que
parfait. Ce haut fonctionnaire avait quelque part raison, donc il fallait
isoler le peu qui était analyste capable d'éveiller
la conscience des masses laborieuses. Je ne ferai pas la mêlée comme certains
d'entre nous le pensent, mais j'élève le ton en prévenant nos journaleux qu'un
studio radiophonique n'est pas un espace de barbotage continuel plutôt un
endroit de traitement et d'analyse des informations destinées aux masses. Nos
journalistes passent leurs temps à rire et à parler de sexe au lieu de
s'occuper des problèmes cruciaux comme l'enseignement, l'instruction,
l'éducation, la santé, l'environnement ou bien même la religion.

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