C'est avec un cœur fatigué que j'écris ces
lignes. On les appelle souvent «les soldats de la résistance civile, héros et
martyrs de l'axe Hamdallaye-Bambéto-Cosa-Cimenterie » Soldats !!! je
vais vous dire ceci, les héros de la rue perdent toujours leurs vies. Des
jeunes qui sont sensés être protégés, éduqués, instruits, dans l'innocence se
laissent abattre à sang froid. Des soldats face aux soldats ! Les uns
armés et les autres charmés. On les abats froidement sans daigner savoir si une
loi existe. On compte des cadavres au fil du temps mais rien ne change, des
larmes coulent quotidiennement mais rien ne change, des vies juvéniles brisées,
des espoirs familiaux envolés. Un perpétuel recommencement.
Mais
le combat continue par terre, car nul ne se fatigue. On les félicite d’avoir
affronté le canon et l’artillerie. On les encourage à aller affronter le
diable. On les pousse à l’abattoir. Sans pitié, des soldats face de ces
soldats, s’attaquent et s’abattent tout en bloquant le passage aux paisibles
gens qui peinent à survivre à cette belligérance. Chaque jour, un jeune tombe
de ce coté, on crie « Martyr ! » c’est fini on enterre à
Bambetto. On s’enorgueillisse, l’âme envolée pour toujours et les mémoires les
oublient le même jour. Le soldat qui tire n’hésitera pas encore de tirer le
prochain. Le jeune qui enterre le cadavre lui non plus n’hésitera pas
d’affronter le soldat dès le lendemain. C’est exactement ce qui se passait avec
les pays de l’axe entre 39-45 « BERLIN-ROME-TOKYO ».
J’appelle
une fois encore, à la responsabilité. Nous (Jeunes) ne sommes pas des
chaires-à-canon, destinées à la guerre interposée. Si nous voulons changer
notre pays, nous devons : nous former, nous réunir, débattre et tirer des
leçons. Nous devons faire en sorte que la justice se rétablisse suivant sa
procédure et non pas en se rendant justice.
Je
dis bien, que les gouvernements de ces dix dernières années, ont utilisé cet
axe pour asseoir leurs pouvoirs et démontrer leurs forces. Certains d’entre
nous sont à l’intérieur du pays, d’autres à l’étranger, à travers des messages,
ils nous encouragent à affronter le canon, eux ils sont couchés dans les
chambres climatisées ou sous les grands fromagers ombrageux. Nous nous sommes
au soleil entrain de chercher à prendre une balle. Nous devons désormais
refuser cela. Les cailloux, les gourdins, les lances, les billes, les bâtons,
les flammes ne nous serviront à rien d’autre que de nous enfoncer dans la
détresse « chose que nous combattons ».
Le
guinéen dans son histoire est un honnête homme. La guinéenne dans son passé est
une brave femme. L’homme a perdu son honnêteté et la femme a perdu sa bravoure
(dommage !!!). Toute fois, rien n’est encore perdu. Nous pouvons rebâtir
notre pays sur des principes : « amour, assistance et égalité »
« patriotisme, union et justice ». Il ne faut jamais se sentir
marginalisé, méprisé ou banni. Ne jamais avoir cette impression, et même si on
l’a, il faut la rejeter.
« Les
pays de l’axe » avaient toujours perdu leurs combats. « Les
combattants de l’axe » vont toujours perdre leurs combats. Parce que leurs
méthodes sont pareilles à celles des autres. Nous sommes tous de la Guinée.
Nous sommes toujours ensemble et partout. Je ne suis pas un homme parce qu’il
est de la même ethnie que moi !!! C’est bizarre ! Je le suis si je le
crois pouvoir faciliter la réalisation des mes aspirations. Si ça souffre en
Guinée, cette souffrance n’est pas seulement entre Hamdallaye et
Cimenterie ? Alors pourquoi c’est seulement nous qui sortons, qui lançons
le plus de cailloux et bloquons le plus souvent le passage.
De
nos jours, tout le monde cherche à quitter ces coins de la capitale. Les
habitants de l’axe fuient comme fuyaient les juifs entre 1930 et 1945. Les gens
cherchent à quitter ces coins (mauvais
présage). Que va-t-il advenir ? Nul ne sait. Jeunes de l’axe !!! Nous
sommes aujourd’hui une bonne renommée dans le mauvais sens et une mauvaise
référence dans le bon sens. Nos amis d’aujourd’hui seront nos ennemis de
demain. Quant ils seront au pouvoir, ils se retourneront contre nous parce
qu’on serait une force à anéantir. Alors ce n’est pas la peine d’attendre,
l’heure au changement de jugement est arrivé.
Hamdallaye-Bambeto-Koloma-Cosa-Wanindara-Sonfonia-Cimenterie méritent d’être
aussi paisibles que Sangoyah et Yimbaya. Souvenez-vous de Kaporo-Rail ? Si
ce Remue-méninge continue le prochain pouvoir va faire des ces quartiers
« Une table-Rage ». C’est mon instinct qui me l’a dit. En tout cas si
c’est la révolution qui renait, il n’y aurait jamais de
contre-révolutionnaires, il y aurait des ennemis du peuple. Alors, une avons
encore une chance de transformer cet enfer en joyau.

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